Frnck

Lost in Translation

Blagues pourries, dessins drôles, histoire typée « retour vers le futur » avec retournements vraiment bien trouvés (quoique si j’avais branché mon cerveau, j’aurais pu les anticiper), gros méchants comme dans The Walking Dead, … avec des vrais morceaux de pop culture et de références récentes à se mettre sous la dent. Je pense ici principalement à du Universal War One et à toutes les incohérences temporelles liées à la théorie des voyages, voire à Bermuda Syndrom - parce que voyage + dinosaures, en fait. C’est savoureux de relire ce genre de textes, mais dans un livre pour « grand enfant ».

Les dialogues (sans voyelles au début ; avec des conjugaisons totalement barrées par la suite) sont juteux à souhait.

Je savons que ça allait mal se passoire.

— Gérard, dans le tome 6.

C’est un GROS cran au-dessus de la soupe 1 qui nous a été servie pour Seuls.

Juste que … pourquoi des dinosaures ? Même s’ils sont très drôles, ils n’ont juste rien à fiche à la préhistoire. Sauf s’ils sont aussi tombés dans le volcan / puit de voyage dans le temps … mais alors, en suivant cette piste - et selon la théorie des limites en mathématiques -, on devrait avoir l’entièreté du monde de l’humanité et des êtres vivants qui finissent tous par se retrouver au même endroit, au même moment… en tendant vers l’infini. Ça n’explique pas non plus comment on trouve des dinosaures d’un côté de la rivière et des mammouths de l’autre - surtout si on est tellement 65M d’années avant l’Homme 2, mais on n’est pas à une incohérence près 3.

En bref, j’ai longuement hésité à continuer après la bonne surprise qu’a été le premier cycle, mais le deuxième (parce qu’un troisième est déjà en cours) est encore meilleur - même si un peu foutraque.


  1. Même que c’est très triste, la soupe. ↩︎

  2. Oups, spoiler. ↩︎

  3. Quoique… ↩︎