Lucky Strike

Battle of the Bulge

Le début pue les images générées par IA ou de la bête image de synthèse datée: c’est gris, un peu flou, un peu irréel, avec une visibilité à 20 mètres, un trouillomètre à 120 et un peu d’humour (non) à propos de Jesse Owens1. On en revoit par la suite (des images de synthèse ; assez peu d’humour), en mode “char d’assaut lancé à pleine vitesse dans un fossé”, qui casse, par un petit rictus ironique et sarcastique, une ambiance tendue.

La suite est beaucoup plus dans la veine2 de “Band of Brothers” ou de “Saving Private Ryan” : du close combat dégueulasse, super bien tourné, et qui écrase la première séquence par leur réalisme. Les décisions sur le terrain sont les plus difficiles à prendre, et parfois, la seule musique est celle de battements de coeur. Prenant. Avec des relents de Fury ou de 1917 pour la caméra à l’épaule.

Par contre, les chars et véhicules de l’époque, c’est franchement du diesel punk rustique. Une histoire de guerre qui ne sera pas inoubliable, mais qui finit “bien” (pour un film de 2026).


  1. Parce que c’est toujours sympa de développer sa culture générale, même quand cela vient d’un gros nazi qui vient de dégommer une douzaine de soldats alliés. ↩︎

  2. J’ai l’impression d’avoir déjà fait cette blague. ↩︎