Pressure

Probabilité d’incertitude

Comme d’hab’ sur les derniers films de guerre, les anecdotes sont extrêmement intéressantes, comme l’Exercise Tiger pour préparer le débarquement en Normandie, mais qui a totalement tourné au fiasco. Dans mes souvenirs, Bernard Montgomery était un sacré trou du cul - et il est plutôt représenté dans ce sens également. Ce qui me fait penser qu’avoir un square à son nom, ainsi qu’une superbe statue qui lorgne un rond-point toute la journée, n’est pas la manière la plus représentative que j’aurais conservée de quelqu’un que je n’aime pas.

Je ne sais plus qui a dit que “La météorologie, c’est la science du temps qu’il ne fera pas”, mais il avait tout à fait raison. How can the weather be boring ?

Le truc marrant, c’est que cela à une cours d’école maternelle, version professionnelle. Un peu comme au boulot, quoi : où tu dois justifier l’incertitude auprès d’une direction assertive, te battre contre tes collègues - qui ont tord ou raison, mais qui n’ont pas le même avis que toi - et si possible, être le plus sarcastique possible.

Bref, on sait qu’à la fin, c’est le scientifique-morose-qui-a-raison-parce qu’il se base sur la science* qui va gagner, contre l’Américain-un-peu-grande-gueule-mais-pas-si-méchant-que-ça. En même temps, on te rabache tellement les oreilles avec un “débarquement le 5 juin 1944”, que même on ne connaissant pas la chronologie de l’Histoire sur le bout des doigts, tu sais que c’est Stagg-le-gentil-météorologiste qui a raison depuis le début.

En bref, dans cette époque de fake-news et génération d’images parfaites générées par IA, où on exige une certitude quasi parfaite, il est frais de voir Hollywood se sortir les doigts du cul pour nous pondre un film sacralisant la science, le doute et les anti-héros. Même si, connaissant la suite, on n’a clairement pas la pression. Après tout, ce sont les vainqueurs qui écrivent l’Histoire.

My level of sarcasm depends on your level of stupidity.