Black Hawk down vs Baden Powell
Un bon film états-unien bien comme il faut : le héros a reçu sa Silver Star pour avoir porté son frère blessé (voire, un peu mort, en fait) 1 pendant 10 miles, après avoir survécu à une attaque des Talibans. Le gars est musclé comme un taureau, avec un QI de 182 et des capacités d’adaptation hors-normes.
Objectif de l’épreuve : satisfaire son égo, passer la ligne d’arrivée, devenir Ranger du 75ème régiment et recevoir un patch pour racommoder son pantalon - genre, la plus haute récompense possible de l’armée US après une opération périlleuse. Le tout étant saupoudré de la pyramide de Peters, parce que si t’es pas un leader, c’est que t’as pas envie de de progresser.
Niveau casting, on a tout : un asiat’, un Noir, un héros badass (mais blanc), et même des femmes. La direction artistique a bien fait son taf - et on voit bien qu’il n’y a pas eu d’intervention d’une IA quelconque, puisque sinon, ils auraient tous été blancs avec des lunettes. Mais c’est quand même pratique, parce qu’aucun n’a de prénom : ils sont tous identifiés avec un numéro. En supposant que les spectateurs de ce type de films sachent compter jusque là, c’est une solution super pratique 👍 Ceux qui survivront sont croyants (et ne manquent pas de signer au moment de la perte de l’un des leurs), donc tout va bien. Mais ils meurent pratiquement tous après 40 minutes de film, dans des gerbes de sang, de pieus, d’ongles incarnés et de coups à la tête 2
Le film est finalement un Predator-like plutôt bien fichu sur les effets spéciaux, croisé avec un Mechwarriors qui ne fait du bruit que quand on le voit à l’écran (un peu comme dans Jurassic Park, en fait), et qui n’a aucune pitié 3.
Après la mort de son frère au combat, un ingénieur militaire rejoint les US Rangers. Il intègre alors un camp d’entraînement des forces spéciales. Toute l’équipe va être confrontée à une force mortelle et très puissante venue d’un autre monde.
En même temps, je le savais. La bande annonce est plutôt un résumé qu’un trailer : un très bon moment commercial pour l’armée US, soutenue par Dieu, sans manquer les suggestions concernant le DoD (Department of Defense) qui ne ferait jamais de mal à une population, “parce que les civils c’est trop précieux, tavu”.
Remplacez le T-Rex du dernier Jurassic World par un truc métallique de 142 tonnes, et vous aurez ce film : mêmes scènes (forêts, rivière, …), même tension inutile, même respect scientifique de la physique en général (Compte tenu de la force du courant dans la rivière, de la température de l’eau (18°) et du temps passé accroché à un filin en titane (6,13 minutes), calculez la distance qui sépare les protagonistes. 15 mètres ? Tout bon 👍). Le film aborde aussi un des principes de thermodynamique (tout bon !), sauf que c’est à supposer que la machine consomme de l’énergie… qui vient d’où ? Genre, quitte à parler de thermodynamique, autant prendre en compte TOUS SES FUCKING PRINCIPES, et pas juste celui qui nous arrange sur le moment.
J’ai fini par regarder le film en accéléré. Même dans un film de Marc Dorcel, il y a plus de suspense.
J’avais déjà parlé de ceci, à croire que toute l’armée états-unienne s’est déjà portée sur son propre dos au moins une fois pendant chaque bataille. ↩︎
T’avais qu’à bien attacher ton casque, aussi. ↩︎
En même temps, une IA / une machine n’a aucune conscience. “Comment éprouver de la pitié quand on n’est pas conscient de ses actes ?” Vous avez quatre heures. ↩︎