Comme si la vie était un long fleuve tranquille, où quatre commandements suffisaient effacer toute complexité. Appliquer ces quatre principes aide, mais demande aussi énormément de de travail, de remise en question et d’empathie. Les accords toltèques touchent énormément à la CNV et Puis, il faut arrêter de bitcher sur les autres aussi.
Que ta parole soit impeccable
- “Tu m’énerves” -> ‘Je n’aime pas ce que tu fais",
- “Je n’y arriverai pas” -> “J’ai peur d’échouer”,
- “On est tous exploités” -> “Je ne me sens pas reconnu.e”, …
Inconsciemment, nous utilisons les autres comme un miroir, mais l’image que l’on reçoit n’est pas systématiquement celle que l’on pense. En gros, ce que nous reprochons aux autres serait en fait ce que nous nous reprochons à nous-mêmes.
L’honnêté radicale : en toute simplicité, évitez la manipulation, le mensonge, la critique et les insultes. Soyez attentifs à ce que vous vous dites de vous et ce que vous vous dites des autres. Dites juste ce que vous pensez, simplement.
N’en faites jamais une affaire personnelle
Arrêtez de prendre tout contre vous ; ne faites pas une affaire personnelle de tout sujet. Ce que les autres disent ou font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Peu importe ce qu’i.e.l peut penser ou dire de vous, cela ne reflétera jamais ce que vous êtes, mais seulement ce que les croyances de l’autre l’amènent à penser.
Ceci rejoint en partie une citation de Marc-Aurèle :
- Que j’aie la force d’endurer ce que je ne peux pas changer.
- Que j’aie le courage de changer ce qui peut l’être.
- Que j’aie la sagesse de faire la différence entre les deux.
… mais également les trois cercles d’influence (https://grimbox.be/blog/organisation/assertivite/), avec :
- La zone de contrôle, sur laquelle nous pouvons agir directement,
- La zone d’influence, avec les sujets que nous pouvons orienter,
- La zone des préoccupations (je n’ai pas d’autre nom), sur laquelle nous n’avons strictement aucune prise.
En demandant des détails ou des exemples qui justifieront les paroles et les actes qui vous indisposent, vous serez à même de les comprendre, ou au moins de comprendre que cela ne vous concernait pas.
Ne faites aucune supposition (ou faites-en plusieurs)
Ne pas demander le point de vue de l’autre, c’est supposer que ce que je pense est toujours vrai. Il n’est jamais possible de savoir précisément ce que pense ou vit l’autre. Il est donc important de différencier les faits des interprétations. Pour s’affranchir des suppositions, il faut :
- S’en tenir aux faits,
- Vérifier en posant des questions. Osez poser des questions !
- Prendre du recul,
- Être curieux,
- Revenir à la vérité.
Naturellement, nous avons tendance à interpréter, juger, … et souvent dans un sens négatif. Or, chacune de nos interprétations influencent notre comportement.
Plutôt que de sauter sur chaque interprétation de sauver le monde, posez-vous les questions suivantes :
- En ai-je envie ?
- En ai-je la capacité, les moyens et les compétences ?
- Y a-t-il une demande ?
- Est-ce que c’est mon rôle ? Est-ce que j’en ai le mandat ?
Faites toujours de votre mieux ; ni plus, ni moins
Arrêtez de culpabiliser de ne pas avoir su dire ou faire suffisamment au bon moment. Donnez systématiquement le meilleur de vous-même, et gardez à l’esprit que le mieux est variable, en fonction de l’instant.
Conclusions
- Notre bien-être est entravé par nos croyances et notre vécu. En prendre conscience aide à dépasser nos blocages.
- Chacun est responsable de sa propre parole, et celle-ci reflète sa propre réalité.
- Personne ne sait ce que vit l’autre.
- Nous avons naturellement tendance à projeter sur les autres ce que nous n’aimons pas chez nous. C’est souvent source de critiques et de jugements
- Faites de votre mieux, et acceptez que votre mieux dépende du moment où vous le faites.