Le livre des Baltimores

Publié le 25/02/2016

(Synopsis copié/collé depuis Amazon).

Jusqu au jour du Drame, il y avait deux familles Goldman. Les Goldman-de-Baltimore et les Goldman-de-Montclair. Les Goldman-de-Montclair, dont est issu Marcus Goldman, l auteur de La V√©rit√© sur l Affaire Harry Quebert, sont une famille de la classe moyenne, habitant une petite maison √† Montclair, dans le New Jersey. Les Goldman-de-Baltimore sont une famille prosp√®re √† qui tout sourit, vivant dans une luxueuse maison d une banlieue riche de Baltimore, √† qui Marcus vouait une admiration sans borne. Huit ans apr√®s le Drame, c est l histoire de sa famille que Marcus Goldman d√©cide cette fois de raconter, lorsqu en f√©vrier 2012, il quitte l hiver new-yorkais pour la chaleur tropicale de Boca Raton, en Floride, o√Ļ il vient s atteler √† son prochain roman. Au gr√© des souvenirs de sa jeunesse, Marcus revient sur la vie et le destin des Goldman-de-Baltimore et la fascination qu il √©prouva jadis pour cette famille de l Am√©rique hupp√©e, entre les vacances √† Miami, la maison de vacances dans les Hamptons et les frasques dans les √©coles priv√©es. Mais les ann√©es passent et le vernis des Baltimore s effrite √† mesure que le Drame se profile. Jusqu au jour o√Ļ tout bascule. Et cette question qui hante Marcus depuis : qu est-il vraiment arriv√© aux Goldman-de-Baltimore ?

Entre nous, j'espérais un peu (re)trouver l'ambiance de la vérité sur l'affaire Harry Quebert. Il n'y a pas vraiment à être déçu, puisqu'à part quelques personnes croisées dans ce dernier livre, les deux histoires sont pratiquement indépendantes. On y retrouve Marcus Goldman, qui nous raconte une part de son histoire, et qui le fait bien. Toujours par rapport au dernier livre (et puisque c'est mon seul point de repère), on n'y retrouve cependant pas la même tension. L'histoire se lit, on se laisse happer, mais ce n'est plus la même chose: elle ne décolle que vers la moitié du livre, avant laquelle on se retrouve souvent avec comme seul hangover la fin d'un chapitre, LE DRAME. On a parfois l'impression de suivre une mauvaise rediffusion de la Star Ac', tant le fil conducteur peut sembler commercial.

Apr√®s cela, on commence √† cerner un peu mieux les diff√©rents √©l√©ments, √† laisser vaguer son imagination et √† imaginer ce qui a bien pu foirer dans cette famille si parfaite. Lorsqu'il faudra finalement faire face √† la r√©alit√©, on aura envie de continuer √† traverser cette temp√™te de verglas, en esp√©rant un d√©nouement un peu plus joyeux que cette petite glissade dans la d√©pression et le malheur. Au final, c'est (bien s√Ľr) un bon livre (qui suis-je pour juger quelque chose que je ne saurai √©crire moi-m√™me? :-)), mais il faut s'accrocher un peu pour les 250 premi√®res pages.