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Final Fantasy 7 Remake

·811 mots·4 mins
PS4

Mais pourquoi ces espèces de planctons ont-ils pu réaliser un jeu en trois partie étalées sur une si longue période ? Même le seigneur de anneaux adapté de Tolkien a été plus rapide ! C’est aussi le genre de remake où je sens venir la déception: il est sorti il y a plus de deux ans maintenant et je ne me lance que maintenant. C’est dire.

Une fois le premier coup de gueule passé, arrive une (première) claque, avec une rétro-projection en 1997, quand, après avoir acheté tout ce que la presse pouvait offrir comme tests écrits, je reçois enfin la boîte du jeu et place le premier CD dans le lecteur de ma PlayStation. Pas de Dual Sense ni de connexion haut débit, à l’époque: juste un lecteur avec un taux de transfert max de 300KB/s, une memory card de 128KB pour sauvegarder nos parties, épicétou.

Mais la claque est quand même passée, et elle fait (agréablement) mal [^1] : retrouver ces personnages que je pensais connaître sur le bout des doigts, mais dans une version approfondie:

  • En moins de 2h, on ressent plus de perdition de la part de Cloud qu’en 100h à éplucher de la Mako à l’époque.
  • Barret était de mauvaise humeur et un brin colérique ? Il est ici prêt à mettre le monde à feu et à sang (accompagné d’un brin de mauvaise foi).
  • Idem pour Tifa et Aerith, dont la personnalité et les doutes sont déjà tellement palpables après quelques heures de jeu seulement.

Je me demande sincèrement comment la fin du premier disque sera représentée ici, sachant que le premier épisode se limite uniquement à Midgar. Rien que pour ça, j’ai envie de continuer: pour voir si la transposition de mes souvenirs gardera son parfum de nostalgie, ou s’ils vont juste se faire guillerettement piétiner par une hippopotame en chaleur.

De cette première partie, on ressent évidemment un gros surplus d’action, de mise en scène. La simplicité du 6 et du 7 a laissé sa place à une débauche de dynamisme, parfois inutile, à de nouveaux ennemis (qui frisent parfois le ridicule - Rochey, je pense à toi), là où Sephiroth se suffisait largement à lui-même. Certaines scènes sont ainsi complétées par des cache misères, proposant des arènes de combat nouvelles mais totalement dispensables. Ce sentiment est d’autant plus présent dès que l’on a passé la dizaine d’heures et qu’on se retrouve à suivre cette andouille d’Aerith : on vient de faire exploser un réacteur Mako (+/- equivalent à une centrale nucléaire, donc), et on se retrouve à jardiner pour décorer un orphelinat, puis à combattre trois énormes scorpions croisés avec des vers de terre pour se recueillir par procuration sur la tombe d’une personne décédée 🤦‍♀️

Au niveau de la mise en scène et des combats, Cloud à la classe dans toutes les situations; le jeu en joue peut-être un peu trop, avec des gros plans sur les capacités graphiques de la console (qui date, comme j’aime le rappeler). Et les combats ne sont pas en reste (même si la balance entre exploration, combats et quêtes est parfois un peu déséquilibrée…), avec un mix entre jauge active, temps réel et compétences. C’est un beau mélange du 7 et de ses successeurs, où la compréhension de l’univers me semble beaucoup plus accessible qu’à l’époque (ou alors ce sont les longues heures à potasser des matérias qui m’ont rodé à comprendre la complexité des écrans ?), tout en découvrant encore de nouvelles combinaisons après plusieurs heures de jeu. Je me rappelle avoir bavé devant les captures d’Ehrgeiz, où il était possible de jouer Cloud en un contre un, façon Tekken. Ici, c’est du non-stop, avec une sorte de satisfaction qui arrive 25 ans plus tard. Comme quoi… par contre, j’ai aussi l’impression que la difficulté a sacrément augmenté: je ne me rappelle pas avoir perdu une seule fois contre Reno des TURKs a l’époque, alors que j’ai du m’y reprendre cette fois-ci, et je n’ai réussi qu’in extremis… ou alors j’ai perdu en dextérité, ce qui est plus qu’envisageable 😌 le côté ATB du jeu original était quand même plus lisible et moins fouilli, avec plus de facilités pour planifier les actions en phase de combat. Ici, la caméra vient parfois foutre le bordel, en plus de la multitude d’ennemis et de la nécessité de switcher entre les personnages. C’est parfois un peu hardcore à suivre, mais assez jouissif lorsqu’on arrive à quelque chose (ce que je ne fais pas souvent, ni super bien d’ailleurs).

Pour résumer, Il y a quelques passages chiants à base de portes fermées à contourner, à pester sur cette andouille d’Aerith, mais dans l’ensemble, c’était un bon moment et pas juste une réadaptation « HD » d’un jeu sorti il y a 20 ans et vendu 70€.

[^1] Un peu de masoschisme n’a jamais tué personne [^2]

[^2] Quoique.

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