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Tomb Raider (Definitive Edition)

·536 mots·3 mins
PS4

Je ne sais pas ce que la « definitive edition » apporte au jeu: les seuls Tomb Raiders auxquels j’ai joué sont les deuxième et troisième épisode (et j’ai dans doute passé plus de temps dans la salle d’entraînement du deuxième, où faire la glissade du tout début du troisième que d’avancer réellement dans l’histoire). En y repensant, j’ai également joué à l’Anniversary E dition, mais il faudra que j’en retrouve des traces. En gros, c’était sans doute celui que j’ai le plus apprécié: sauts de côtés, action à la troisième personne, un peu de dextérité, quelques gros monstres un peu louches, et un jeu qui se torchait en quelques heures.

Ici, c’est retour aux sources, avec un pitch très proche de celui du film (ou l’inverse ?), et une Lara qui s’en prend plein la gueule pendant toute la durée de la partie. On est parfois surpris par un QTE (Quick Time event) où il « suffira » d’appuyer sur la bonne touche au bon moment (ou à se faire exploser/écrabouiller/dépecer/étrangler/écarteler, puis recommencer): l’action est soutenue, c’est dynamique, il faut être aux aguets constamment et la mise en scène arrive à nous (= me) faire sursauter à chaque fois, sans aller jusqu’à me faire revivre le manoir Spencer. Bref, je suis bon public.

Les paysages et décors sont au top, même pour un jeu sorti en 2014 et qui tourne sur une console soi-disant dépassée. C’est joli, ça bouge bien, les ombres suivent les personnages, les effets de lumière sont bien présents, Lara place sa main contre les parois lorsqu’on s’en rapproche, se planque logiquement derrière des obstacles pour se protéger. C’est bien foutu, et je suppose que le jeu a dû mettre une sacré claque lors de sa sortie.

A côté de ça, il y a des passages qui prennent vraiment aux tripes. Sans doute un peu à cause de la quantité (de tripes) réparties au sol. C’est proprement degeulasse, sordide, voire malsain: entre les pendus qui rendent gorge, les cadavres qui gorgent les niveaux et les petits sursauts, il y a quelques séances de ball trap, où il faut se mettre à couvert, flinguer des ennemis au loin, se remettre à couvert, flinguer des ennemis proches, jusqu’à ce que la salve soit terminée.

Parfois, le jeu se limite à

  1. Explorer un peu le niveau (qui reste très dirigiste, avec de grandes étendues, mais une seule entrée, une seule sortie, et quelques obstacles entre les deux)
  2. Sursauter a cause d’un truc à la con (un cadavre qui tombe à côté de Lara, un QTE à la noix, …)
  3. Défourailler une salve d’ennemis pas contents. D’ailleurs, c’est con: sur l’île, il y a trois femmes (dont une morte); le reste est une représentation un peu bâclée de la gente masculine. Pas sûr que le jeu soit tellement représentatif de la société: on n’est plus trop en 1996, avec la sortie du premier Tomb Raider et de son incarnation pour ados boutonneux)
  4. GOTO 1

Passé la moitié du jeu, j’ai un peu l’impression d’en avoir fait le tour, et je me demande si je ne me laisserais pas tenter par un let’s play plutôt que de continuer à subir son histoire inexistante et un chouïa bâclée.

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